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Quelques paroissiens parisiens à
Saint-Germain de Charonne dans les années 50. Un Paris qui n'existe plus...
Source : Populisme et Perspectives Françaises (PPF), formation amie du Front National
Par JRM, professeur agrégé d'Université, membre de Populisme et Perspectives Françaises
Cette période de déclaration d'impôts est propice à ce que des informations relatives à l'immobilier paraissent dans la presse. C'est notamment le cas pour le prix à l'achat, dans l'ancien, des
appartements sur Paris. Beaucoup se souviennent encore d'un temps pas si éloigné où les quartiers « riches » étaient situés à l'Ouest de la capitale, quand les quartiers « moins riches »,
composés surtout d'ouvriers, d'artisans, d'employés, de petits fonctionnaires, qui donnaient à Paris son côté populaire, se situaient à l'Est.
On se rappellera également le rôle que le Faubourg Saint-Antoine, le quartier des menuisiers, joua au moment de la Révolution. On peut lire dans la presse, de sources notariales et de l'INSEE,
que les prix moyens, dans l'ancien, du mètre carré, sont les suivants, par ordre décroissant, pour le quatrième trimestre 2008 :
• Sixième arrondissement (Saint-Germain-des-Prés) : 10 040 euros.
• Seizième arrondissement (Auteuil-Neuilly-Passy) : 7 540 euros.
• Douzième arrondissement (Bercy-Bastille-Faubourg Saint-Antoine) : 6 120 euros.
• Treizième arrondissement : 6 100 euros.
• Dix-huitième arrondissement (Montmartre) : 5 670 euros.
• Dix-neuvième arrondissement : 5 010 euros.
Moyenne de Paris : 6 520 euros du mètre carré (42 771 Frs).
On arrêtera là l'énumération. On citera juste la valeur du SMIC horaire mensuel brut (base 35 heures) : 1 321,02 euros.
En l'espace d'une génération Paris s'est complètement métamorphosée, éloignant de la capitale des centaines de milliers de travailleurs, de petits artisans, qui n'ont pas pu résister à la
pression immobilière spéculative. Paris s'est transformé en une ville pour bobos, à l'image de son maire socialiste, qui maintient çà et là des ilôts de logements protégés de type HLM dont
l'obtention est un véritable parcours du combattant.
Le Front National, à l'heure où l'on nous parle du « Grand Paris », qui remet en question toute la structuration administrative que s'est donnée la France dans le passé, considère que ce n'est
pas avec une capitale livrée à la spéculation immobilière qu'on peut construire une société plus humaine, solidaire et protectrice.
Le Front National réclame la mise à plat complète de la politique immobilière de la France, au profit des Français qui travaillent et qui ont, chaque jour, davantage de mal à joindre les
deux bouts.
